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Peut-être le plus bel été de ma vie ou ce que j’ai appris de l’année de mes 18 ans

Deux semaines à Bali, le merveilleux cadeau qui m’a été fait pour mon anniversaire il y a déjà un an. Quatre semaines à Rome car j’ai la chance d’avoir pu financer un voyage linguistique pour découvrir une langue et une ville dont je suis tombée amoureuse. Voilà ce que je répète quand j’en viens à raconter mon été.

Je n’en reviens pas d’avoir 19 ans aujourd’hui. Le contexte est particulier, passé le mois de septembre, le grand retour à Bordeaux après être partie deux mois, les retrouvailles, la réadaptation au quotidien. J’ai quitté Rome avec le double sentiment le plus contradictoire et le plus intense que j’ai jamais eu, la tristesse de partir, de quitter les gens que j’avais rencontrés et ma vie là-bas, et la joie à l’idée de retrouver ma ville, ma famille et mes amis. Impossible d’arrêter la “girouette” entre les deux, ça n’existe pas en matière de sentiments, de toutes façons…

Tout en faisant preuve de relativisme, je savais d’avance que passé le plaisir d’être de nouveau chez moi, le retour à la réalité serait dur. Il ne m’a pas fallu plus de deux semaines pour déchanter et pour être honnête, j’ai passé un des pires mois de ma vie. Je me contenterais de dire que de nombreux éléments de ma check-list “recette d’un bon retour après un été de rêve”, sur laquelle reposait toute ma motivation, n’ont pas été cochés avec en prime, une entorse qui m’a coûté trois semaines de béquilles (j’en viens enfin à bout !!). C’est comme ça, c’est la redescente, il faut rétablir un certain équilibre.

Je ne suis pas une globe-trotteuse, dans les faits, je n’avais même pas de passeport avant de partir à Bali ! Mais j’ai toujours pensé en avoir l’âme ce dont j’ai aujourd’hui confirmation, même s’il faut l’avouer, c’est bon aussi d’être à la maison. Donc pas du genre à passer ma vie à voyager comme le font certains blogueurs et Instagrammeurs, mais je signe sans hésiter pour six semaines de périple chaque année. C’est trop tard, pas de retour en arrière possible, je ne peux plus m’empêcher de rêver de nouvelles destinations où aller…

Je conclus de cette expérience que le voyage est une addiction, comme n’importe quelle autre : le voyage passé, ses effets se font sentir quelques temps avant de se dégrader peu à peu et de faire naître l’envie d’en “reprendre” de nouveau, d’où le besoin compulsif de se mettre à planifier le prochain et de rester tenu en haleine jusque là. C’est un cercle vicieux, mais sans doute la meilleure drogue dans laquelle dépenser son argent !

Plus sérieusement, vivre à 100% son voyage nécessite de sortir de sa zone de confort, ce à quoi je m’étais préparée. Pour moi qui n’aime pas la rando, monter le Munt Batour au milieu de la nuit après trois heures de sommeil a été un vrai challenge… Il faut apprendre à mettre ses appréhensions de côté pour savourer pleinement les choses, une leçon que j’ai surtout appris quand j’étais à Rome. Un mois sans connaître personne au préalable, même avec le cadre de l’école super convivial et une famille d’accueil adorable (bien que très bruyante…), à un moment ou un autre, il faut fournir un effort. On a beau apprécié son voyage, être reconnaissant, se faire des souvenirs, on n’est pas exempté de mauvais moments. Mais on les surmonte, pour ne pas les laisser tout gâcher, et grâce à cela, ils deviennent des anecdotes.

Mon pire moment cet été a été sans aucun doute mon départ pour Rome, quand j’ai raté le car qui devait m’emmener de Clermont-Ferrand à Lyon pour prendre mon avions à cause d’un problème d’information et que je ne connaissais personne sur place… J’avais rarement été dans un tel état de stress qui a laissé mes nerfs lessivés. Une fois à l’aéroport, les soldes du duty free ont eu raison de moi, vive la thérapie par le shopping, je n’ai pas eu la force de résister aux lunettes de soleil Michael Kors (voir photo)… Et même si je les ai achetées dans un moment difficile, elles me rappelleront à quel point un détail peut changer la perception des choses.

Mon entorse a peut-être été un moyen de “payer” mon été si génial, un moment de malchance pour avoir été épargnée avec toutes mes aventures. Outre les spéculations sur des forces surnaturelles à l’oeuvre, elle a surtout permis d’entériner mes enseignements de cet été. La philosophie que j’ai découverte en voyages s’applique chaque jour. Que dans n’importe quel contexte, ce qui importe le plus est de surmonter ses craintes et de se concentrer sur ses objectifs. Et c’est plus facile à faire en vacances quand il s’agit de moment de plaisir qu’avec le rythme de la fac ! Apprendre à dépasser les choses qui nous encombrent n’est pas facile mais primordial pour s’ouvrir à la suite…

Tout ce que je voulais était démarrer l’année en trombe, sur ma lancée de cet été, et on peut dire que j’ai été freinée assez violemment dans mon élan. Résultat, je n’ai pas seulement l’impression que je peux tout affronter cette année, j’ai aussi eu du temps pour réfléchir à ce que j’attendais de l’année de mes dix-neuf ans et à comment je comptais m’organiser, ce qui est un challenge en soi !

Affectueusement,

MILADIES

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Lady : fantasme ultime et intemporel de la féminité ; femme de caractère, éclectique et stylée par essence, élégante, cultivée et ambitieuse. Suite

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